Chaise longue et bikini, peau brûlante et torpeur sous le soleil aveuglant de juillet. Il a déposé sa bite sur mon ventre puis c’est vidé complètement, comme une piscine gonflable qui fuit. Les charmes discrets de la banlieue.
Étiquette : Pénis
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Cent-soixante-quatorze.
À la blague, je lui dis que je vais lui tremper la bite dans mon verre de lait et le déguster comme un biscotto bien ramolli. Hélas, ça ne fonctionne pas du tout : il se met à bander presque immédiatement. Ma vie sexuelle est jalonnée de déceptions et de petites défaites qui finiront par me faire entrer au carmel.
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Cent-cinquante-cinq.
Je veux saisir ton sexe le presser, le malaxer, le plier, le transformer, en faire une fleur, en faire un arbre ou un oiseau. Je veux ensuite le ronger comme un os, le déchirer de mes ongles et l’avaler tout entier pour qui soit à moi – à l’intérieur de moi – jusqu’à ce que je finisse par en accoucher, intact, pour lui redonner le jour et lécher ses blessures.
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Cent-quarante-huit.
Je sortais dans le parking du bureau avec elle chaque jour pour la pause de l’avant-midi. Elle fumait sa clope et moi, je lui posais des questions embarrassantes entre deux quintes de toux.
— Tu préfères une petite bite bien dure ou une grosse un peu molle ?
Elle réfléchit longuement, puis écrasa son mégot contre le mur de brique en répondant :
— Je préfère me passer de bite.
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Quatre-vingt-seize.
Sans surprise, c’est surtout lorsque je suis pleine de vits que je me sens pleine de vie.
Corollaire : je n’ai aucun souvenir de mes vies antérieures, mais je garde un souvenir très vif des vits que j’ai eus dans le postérieur.
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Soixante-seize.
J’espère ne pas mourir sans avoir la chance de m’adonner ne serait-ce qu’une seule fois au triolisme avec un couple de nains bien membrés.
(Je m’excuse à l’avance si vous trouvez que la phrase qui précède est capacitiste. Vous avez raison, mille fois raison. J’ai failli écrire « un couple d’individus défavorisés verticalement, mais favorisés horizontalement », mais auriez-vous compris ?)
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Soixante-dix.
J’ai rêvé qu’un amant avait oublié son sexe au fond du mien. Prise de panique, j’ai composé le 911 et l’opératrice m’a dit de sauter sur mon lit pour le faire tomber. C’est donc ce que j’ai fait et j’avais l’air d’une belle dinde – d’ailleurs au bout du fil j’entendais toutes les employées des services d’urgence rigoler. Moi, ça ne me faisait pas rire du tout, surtout que cette saloperie de bite a commencé à s’agiter en moi, d’abord lentement puis plus de plus en plus vite. J’ai fini par rouler sur le lit en gémissant et en jouissant terriblement.
Je me suis réveillée dans un cri, en nage, avec une grosse envie de pisser.
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Soixante-quatre.
« Monsieur, j’aimerais vraiment palper votre bite. Ça n’est pas que vous soyez particulièrement séduisant, mais — c’est bête — la couleur et la texture de votre pantalon font terriblement envie. »
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Cinquante-quatre.
Je suis fétichiste du pied, mais la plupart du temps je me contente de six pouces.
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Trente-sept.
« Viens chez moi, je serai ton étui pénien. »
Étrangement, la phrase n’a pas l’effet de séduction escompté.
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Dix-sept.
Écoute, ne le prends surtout pas mal, mais tu pourrais nous laisser seuls un moment, ton pénis et moi ?
