Le carnet incarnat

Fragments érotiques

Deux-dent-trois.

– Passe-moi le flousteneur, Anne.

Ledit flousteneur est un étrange outil métallique, avec une multitude de lumières clignotantes et de longs câbles informatiques qui le relient au plafond. Tout près de moi, les cheveux tirés vers l’arrière et retenus par l’élastique de ses lunettes de sécurité, elle manipule un petit fer à souder et trace un labyrinthe de sillons sur l’immense cylindre cuivré installé sur la table, devant nous.

Je me rends compte soudainement que je n’ai aucune idée de ce que nous faisons et surtout de ce que je suis censée faire. Après lui avoir donné le flousteneur, je pose mes mains sur le cylindre. Il est chaud, sa texture est étrangement soyeuse et je sens comme une pulsation à sa surface.

Elle mord sa lèvre inférieure, puis soupire en maugréant. Elle semble vraiment contrariée. Mais ce n’est qu’au moment où je m’aperçois qu’à part les lunettes, nous sommes toutes deux nues comme au premier jour, ce n’est qu’à ce moment précis que je comprends finalement que le cylindre est, de toute évidence, un pénis géant.

« Quel soulagement ! » me dis-je tout juste avant de m’éveiller.

Un fragment érotique écrit par

Laisser un commentaire